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Votre arbre sera-t-il encore adapté à la Seine-et-Marne en 2050 ?
+2,3 °C en été en Seine-et-Marne à l’horizon 2050. Davantage de sols secs.
Des épisodes de très forte chaleur plus fréquents. À Fontainebleau, l’Office national des forêts modifie déjà certaines de ses plantations pour préparer la forêt au climat futur.
Alors une question se pose pour les particuliers : l’arbre que nous plantons aujourd’hui dans un jardin à Nangis, Melun, Provins ou Fontainebleau sera-t-il encore à sa place dans 20, 30 ou 50 ans ?
Pour tenter d’y répondre sérieusement, l’entreprise LORRAIN a confronté les projections climatiques de Météo-France aux données et travaux publiés par l’ONF, le CNPF et le Cerema.
Notre conclusion est moins simple qu’une liste des « 10 arbres résistants à la sécheresse ». Il n’existe pas d’arbre miracle.
Mais les données disponibles montrent déjà que le choix des essences et surtout le choix du bon arbre pour le bon sol deviennent déterminants en Seine-et-Marne.
2050 : à quoi pourrait ressembler le climat de la Seine-et-Marne ?
Les projections publiées par Météo-France dans le cadre de la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique permettent déjà d’avoir une idée du climat futur.
Pour la Seine-et-Marne, Météo-France estime qu’à l’horizon 2050, la température moyenne pourrait être supérieure, par rapport à la période 1976-2005, d’environ :
+2,3 °C en été
et
+1,8 °C en hiver.
À l’échelle de l’Île-de-France, les changements ne concernent pas uniquement la température.
Les précipitations annuelles resteraient globalement relativement stables, mais seraient réparties différemment au cours de l’année, avec davantage de précipitations hivernales et moins de pluie pendant l’été.
Surtout, le nombre de jours durant lesquels les sols sont considérés en situation de sécheresse pourrait passer d’environ 118 à 139 jours par an.
Les épisodes de très forte chaleur dépassant 35 °C deviendraient également plus fréquents.
Le nombre de jours présentant un risque élevé de feu de forêt et de végétation pourrait également atteindre environ 7 jours par an, contre environ 1,6 dans le climat de référence.
Quatre chiffres à retenir
| Indicateur | Horizon 2050 |
|---|---|
| Température estivale en Seine-et-Marne | +2,3 °C |
| Température hivernale en Seine-et-Marne | +1,8 °C |
| Jours de sécheresse des sols en Île-de-France | Environ 139 jours/an |
| Jours à risque élevé de feu | Environ 7 jours/an |
Ces valeurs ne signifient évidemment pas que chaque été de 2050 sera identique. Il s’agit de tendances climatiques moyennes.
Pour un arbre, cette distinction est importante : ce n’est pas seulement la température moyenne qui compte, mais la répétition des périodes de stress.
Pourquoi 2050 concerne déjà l’arbre que vous plantez aujourd’hui
2050 semble loin.
Pour un arbre, c’est demain.
Un arbre planté dans un jardin en 2026 peut être encore relativement jeune en 2050 et continuer à vivre plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d’années selon son essence et ses conditions de développement.
Le propriétaire ne choisit donc pas uniquement un végétal adapté au climat qu’il connaît aujourd’hui.
Il choisit en quelque sorte un arbre pour plusieurs climats successifs.
La difficulté ne consiste pas seulement à supporter quelques journées à 35 °C. Un arbre doit pouvoir continuer à assurer son alimentation en eau lorsque le sol s’assèche, résister à des vagues de chaleur répétées et récupérer après un stress hydrique.
Nous avons d’ailleurs consacré un article spécifique aux moyens de protéger les arbres et arbustes pendant les périodes de canicule .
À Fontainebleau, l’adaptation a déjà commencé
Pour comprendre ce qui pourrait changer dans nos jardins, il est particulièrement intéressant d’observer ce que fait l’Office national des forêts à quelques dizaines de kilomètres de Nangis.
Le massif de Fontainebleau est confronté à des sols parfois sableux, capables de stocker relativement peu d’eau, ainsi qu’à des épisodes de sécheresse répétés.
L’ONF y a déjà constaté des signes de dépérissement sur plusieurs essences, notamment certains pins sylvestres, chênes pédonculés et hêtres.
La réponse ne consiste pas simplement à remplacer une essence par une autre. L’ONF cherche notamment à diversifier davantage les peuplements.
Durant l’hiver 2022-2023, 63 000 arbres ont été plantés sur 160 hectares et 44 parcelles du massif de Fontainebleau.
Dix essences différentes ont été utilisées.
Parmi les plantations figuraient notamment environ 32 % de chênes sessiles, 23 % de chênes pubescents et 8 % de chênes tauzins.
Source : Office national des forêts – 63 000 arbres plantés à Fontainebleau .
L’hiver suivant, l’ONF annonçait encore 53 200 arbres répartis dans 24 parcelles, avec notamment du chêne sessile, du chêne pubescent et du chêne tauzin.
Source : ONF – 53 200 arbres plantés dans le massif de Fontainebleau .
Cela ne veut absolument pas dire qu’un particulier doit reproduire les plantations de Fontainebleau dans son jardin.
Une forêt et un jardin résidentiel sont deux environnements différents.
Mais le signal est intéressant : les professionnels qui réfléchissent aujourd’hui à la forêt des prochaines décennies ne misent plus tout sur une seule essence.
Tous les chênes ne réagissent pas de la même façon
Dire « je vais planter un chêne » ne suffit pas.
Deux espèces appartenant au même genre peuvent présenter des exigences très différentes.
Le CNPF distingue notamment le chêne pédonculé, le chêne sessile et le chêne pubescent.
Le chêne sessile s’accommode de terrains relativement plus secs et peut supporter une sécheresse estivale temporaire.
Le chêne pubescent, davantage associé aux régions chaudes, apprécie la chaleur et supporte relativement bien les périodes sèches.
Le chêne pédonculé, en revanche, est plus exigeant concernant son alimentation en eau pendant la saison de végétation et doit être réservé aux stations qui lui conviennent réellement.
Source : CNPF – Chênes pédonculé, sessile et pubescent .
C’est une excellente illustration du problème : le nom commun de l’arbre n’est pas suffisant.
Quels arbres semblent intéressants pour le climat futur du 77 ?
Il serait irresponsable d’établir aujourd’hui un classement définitif des arbres qui « survivront » ou « ne survivront pas » en 2050.
Le Cerema rappelle qu’il n’existe pas d’essence parfaite et recommande notamment de miser sur la diversité.
Source : Cerema – Comment choisir des arbres adaptés .
Les données actuelles permettent néanmoins d’identifier quelques pistes intéressantes à étudier.
| Essence | Intérêt | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Chêne sessile | Supporte mieux certaines sécheresses estivales temporaires | Arbre imposant nécessitant beaucoup d’espace |
| Chêne pubescent | Bonne tolérance à la chaleur et aux périodes sèches | Le sol et l’exposition doivent lui convenir |
| Érable champêtre | Bonne résistance à différentes contraintes, chaleur et sécheresse | Prévoir suffisamment de volume à maturité |
| Alisier torminal | Capable de supporter certaines sécheresses estivales | Choix dépendant fortement du sol |
| Cormier | Intéressant dans des situations ensoleillées et relativement sèches | Drainage et développement adulte à anticiper |
À Nangis, le sol peut complètement changer la réponse
C’est probablement l’un des points les plus importants de cette enquête.
Autour de Nangis, nous nous trouvons dans la grande région naturelle de la Brie.
Le CNPF décrit cette région comme présentant fréquemment des sols limoneux ou argileux, parfois susceptibles d’un engorgement temporaire.
Un même terrain peut donc être très humide pendant l’hiver puis devenir dur et sec en été.
Choisir simplement « l’arbre qui résiste le mieux à la sécheresse » peut donc être une erreur.
Le CNPF rappelle que le sol conditionne directement le choix des essences.
Source : CNPF – Description des parcelles et choix des essences .
La bonne question n’est donc pas :
« Quel est le meilleur arbre pour la Seine-et-Marne ? »Mais :
« Quel est le meilleur arbre pour cet emplacement précis de mon terrain en Seine-et-Marne ? »
Le hêtre est-il condamné en Seine-et-Marne ?
Non.
Et c’est justement là qu’il faut se méfier des titres alarmistes.
L’ONF explique que le hêtre est particulièrement sensible à l’augmentation des canicules et des sécheresses car il apprécie davantage les conditions fraîches et relativement humides.
Cela ne signifie absolument pas qu’un hêtre présent dans un jardin doit être abattu.
Un arbre déjà installé possède son propre système racinaire, bénéficie d’un microclimat particulier et peut continuer à vivre pendant de nombreuses années.
Une vulnérabilité climatique n’est pas un diagnostic individuel.
Même prudence avec le châtaignier
Le cas du châtaignier montre pourquoi climat et état sanitaire doivent être étudiés ensemble.
Le CNPF suit notamment la maladie de l’encre du châtaignier en Île-de-France.
Certaines périodes très humides peuvent favoriser le pathogène dans le sol, puis une sécheresse importante peut fragiliser encore davantage les arbres dont le système racinaire a déjà été atteint.
Cela montre qu’un arbre ne dépérit pas nécessairement à cause du changement climatique pris isolément.
Le climat peut agir comme facteur aggravant sur un arbre déjà fragilisé par son sol, ses racines, une maladie ou d’anciennes tailles.
Si vous vous interrogez sur un arbre qui semble dépérir, consultez également : Faut-il abattre un arbre malade ou peut-on encore le sauver ?
Votre arbre montre-t-il déjà des signes de stress ?
Un propriétaire peut observer certains changements sans pour autant établir lui-même un diagnostic.
- apparition inhabituelle de bois mort dans la couronne ;
- diminution progressive de la densité du feuillage ;
- feuilles anormalement petites ;
- chute très précoce du feuillage ;
- dessèchement de l’extrémité des branches ;
- fissures importantes ;
- champignons au pied du tronc ;
- évolution inhabituelle de l’inclinaison de l’arbre.
Un seul symptôme ne signifie pas automatiquement que l’arbre doit être abattu.
C’est surtout l’évolution dans le temps et l’association de plusieurs symptômes qui doivent attirer l’attention.
L’entreprise LORRAIN intervient notamment pour l’élagage et les soins des arbres en Seine-et-Marne lorsqu’un diagnostic ou une intervention devient nécessaire.
Faut-il élaguer davantage un arbre lorsqu’il fait plus chaud ?
Pas nécessairement.
Un arbre produit de l’ombre pour son propre tronc et pour le sol situé sous son houppier.
Son feuillage joue également un rôle essentiel dans son fonctionnement.
Une taille excessive n’est donc pas une réponse automatique à la chaleur.
Au contraire, supprimer brutalement une grande partie du houppier peut constituer un stress supplémentaire pour un arbre déjà fragilisé.
L’élagage doit toujours répondre à un objectif précis : suppression de bois mort, contrainte mécanique, sécurité, accompagnement de la structure de l’arbre ou réduction réellement justifiée.
Avant de planter aujourd’hui, posons-nous les questions de 2050
Pendant longtemps, le choix d’un arbre de jardin reposait surtout sur son esthétique : couleur du feuillage, floraison, ombrage ou rapidité de croissance.
Ces critères restent importants, mais ils ne suffisent plus.
Avant une plantation destinée à rester plusieurs décennies, il faut également se demander :
- quelle sera la taille adulte de l’arbre ;
- quel volume de terre ses racines pourront réellement explorer ;
- comment le terrain réagit après plusieurs semaines sans pluie ;
- s’il connaît un engorgement hivernal ;
- quelle distance le sépare de la maison et des réseaux ;
- si l’essence choisie correspond aux conditions futures du terrain.
Le principe est simple : choisir le bon arbre au bon endroit.
Et les grands arbres déjà présents dans votre jardin ?
Ils constituent souvent un patrimoine bien plus difficile à remplacer qu’on ne l’imagine.
Un arbre adulte capable de vivre encore plusieurs décennies ne doit pas être condamné uniquement parce que son essence apparaît comme plus sensible dans certaines projections climatiques.
Avant d’envisager l’abattage, il faut distinguer :
- sa vitalité ;
- son état sanitaire ;
- sa stabilité mécanique.
Un arbre peut être vieux et parfaitement stable.
Il peut être malade mais encore conservable.
Il peut également sembler parfaitement vert tout en présentant une faiblesse mécanique importante.
Une observation professionnelle est donc plus pertinente qu’une décision prise uniquement à partir de l’âge ou de l’essence de l’arbre.
Alors, quels arbres aurons-nous dans nos jardins en 2050 ?
Personne ne peut aujourd’hui dresser avec certitude la liste exacte des arbres qui composeront les jardins de Seine-et-Marne dans vingt-cinq ans.
Mais plusieurs tendances apparaissent déjà.
Les conditions estivales seront probablement plus chaudes et les sols resteront secs plus longtemps.
Certaines essences devront être réservées plus strictement aux emplacements qui leur conviennent.
La diversification deviendra encore plus importante.
Et le choix d’un arbre devra davantage intégrer son environnement sur plusieurs décennies plutôt que ses seules qualités esthétiques au moment de l’achat.
L’enjeu n’est pas d’abandonner les arbres qui constituent aujourd’hui notre paysage.
Il est de mieux comprendre leurs besoins, de préserver ceux qui peuvent l’être et de planter les prochains avec davantage d’anticipation.
L’avis de LORRAIN : ne pas couper par anticipation, observer d’abord
Pour l’entreprise LORRAIN, le changement climatique ne doit jamais devenir un prétexte pour abattre préventivement un arbre sain.
La première étape consiste à comprendre l’arbre et son environnement.
À Nangis et dans toute la Seine-et-Marne, un diagnostic permet notamment d’observer le houppier, le tronc, les principales zones racinaires visibles, l’environnement immédiat, les anciennes tailles et les éventuels signes de dépérissement.
Selon les cas, aucune intervention ne sera nécessaire.
Dans d’autres situations, une taille sanitaire ou raisonnée pourra suffire.
Lorsque la stabilité ou la sécurité ne peuvent plus être garanties, un abattage ou un démontage peut être envisagé.
Le meilleur arbre pour 2050 est aussi celui que nous réussissons à préserver intelligemment aujourd’hui.
Vous avez un doute sur un arbre de votre propriété ?
L’entreprise LORRAIN, spécialisée dans l’abattage, l’élagage et les soins aux arbres, intervient à Nangis, Melun, Fontainebleau, Provins, Montereau et dans toute la Seine-et-Marne.
Un arbre dépérit ? Une branche vous inquiète ? Vous souhaitez savoir quelle intervention est réellement nécessaire ?
LORRAIN – Abattage & Élagage d’arbres
Nangis – Seine-et-Marne 77
06 18 02 01 62
Sources de notre enquête
Les principales données utilisées dans cet article proviennent d’organismes publics et professionnels reconnus.
- Météo-France – Quel climat futur en Île-de-France ?
- ONF – 63 000 arbres plantés dans le massif de Fontainebleau
- ONF – 53 200 nouveaux arbres à Fontainebleau
- CNPF – Chêne pédonculé, sessile et pubescent
- CNPF – Sols, parcelles et choix des essences
- Cerema – Comment choisir des arbres adaptés
Les projections climatiques présentées dans cet article constituent des tendances scientifiques et non une prévision météorologique exacte pour l’année 2050. Les données forestières ne doivent pas non plus être appliquées mécaniquement à un jardin particulier : sol, exposition, disponibilité en eau et environnement restent déterminants.